Guy Bärtschi, vice-maire, est le conseiller communal en charge de ce projet. Il évoque la mise en route de ces actions en faveur de la biodiversité et ses prochaines étapes.
Quelle est l’ambition principale de la commune à travers son projet « Biodiversité 2030 » ?
Le projet porte bien son nom. Le but est d’atteindre une série d’objectifs en faveur de la faune et de la flore d’ici à 2030. Le programme est né de l’ambition de notre responsable de voirie, Julien Tièche, qui est très sensibilisé là-dessus. Il a démarré des actions concrètes, avec ses collègues. Il n’a pas eu beaucoup à faire pour motiver le Conseil Communal à mettre en place un groupe de travail ad hoc.
Pourquoi avoir ciblé spécifiquement l’installation de nichoirs à hirondelles et martinets noirs et le remplacement des haies de néophytes ?
Il s’agit là des dernières actions que nous avons lancées. Ces dernières années, c’est surtout sur les infrastructures de la commune que nous avons travaillé. Un plan de mesures et d’entretien a été élaboré et la mise en pratique d’un entretien différencié a été réalisée. L‘objectif de 2026 est clairement de s‘orienter du côté de la population en lançant ces deux actions pour la pose de nichoirs et le remplacement de haies de néophytes.
Uniquement avec des espèces locales…
Oui. En proposant un partenariat entre la Commune, le Parc Chasseral et les particuliers, nous sommes parvenus à proposer, pour le remplacement d‘une haie de thuya, de bambous ou de laurier-cerise par une haie vive, une participation de 50% des coûts de remplacement (dans les limites du budget à disposition pour 2026). Le Parc Chasseral participe pour moitié à ce soutien financier aux particuliers.
Et cela fonctionne ?
Oui, c’est un succès. Une dizaine de projets sont en cours et autant sont en attente, faute de budget suffisant pour répondre favorablement à tout le monde. Nous espérons pouvoir relancer l’action pour l’année 2027.
Pour la pose de nichoirs, la Commune a voulu montrer l’exemple en en installant sur deux maisons lui appartenant et en publiant un article dans le bulletin communal. Suite à l’article publié dans l’Infobulletin I/2026 de la commune, des habitant·es sont venus nous voir spontanément pour témoigner leur intérêt. La commune et le Parc Régional Chasseral mettent gratuitement à disposition les nichoirs.
De façon générale, comment le Parc a-t-il apporté son aide dans ces projets ?
De façon rapide et pragmatique. Nous avons d’excellents contacts avec l’équipe du Parc, qui fait preuve de beaucoup de répondant face à chacune de nos demandes, que ce soit pour la plantation d’une allée d’arbres fruitiers en direction de la « Fin du Monde », le remplacement des haies ou l’installation de nichoirs à hirondelles de fenêtre ou à martinets. Nous sommes très heureux d’être récemment devenus une commune membre de l’association.
Quelles sont les prochaines étapes de Biodiversité 2030 ?
Je pense qu’il faut prendre les choses les unes après les autres. Nous souhaitons déjà poursuivre nos projets actuels :
- Lutter contre les plantes néophytes ;
- Continuer l’action de remplacement des haies ;
- Intégrer les écoles dans le comptage des martinets et des hirondelles. Les données récoltées seront transmises à la Station Ornithologique Suisse. ;
- Continuer la mise en place des mesures imaginées pour les infrastructures communales avec l’implantation de points d’eau pour batraciens comme prochain projet.
Ceci en étroite collaboration avec le Parc régional Chasseral.
